Wakefield Poole, "Bible!"

Wakefield Poole, « Bible! »

Film

Prétentions – Vive l’âge bête et les images aléatoires. Il a fallut un peu moins de 15 ans tout de même pour assumer la programmation façon mash-up de films de tous bords sans en avoir honte. Et même, terminés les quolibets pour dénoncer l’outrage de mettre face à face la fine fleur de l’avant garde haute du menton et les auteurs malfrats des cinémas de quartier qui sentent la pisse de vieux clochards. On dirait même que ça devient la norme: plus un festival sans sa programmation sulfureuse recalée aux séances de minuit ou agrémentée de sa séance grivoise pour majeurs plus ou moins avertis. Et c’est tant mieux! Mais ce n’est pas pour autant qu’on va se mettre à revoir notre formule… En revanche, attendez-vous à quelques surprises qui pourront vous amener à corriger un ou deux chapitres d’ouvrages consacrés à l’histoire du cinéma!

Stefan Roigk

Stefan Roigk

Music

Malentendus – Musique ou anti-musique? Ni l’un, ni l’autre. Art sonore? Non plus vraiment. Impression qu’on ne se comprend pas. Oui pour ça on s’entend. C’est quand on ne s’entend plus parler que ça devient bon. Et lorsque ça provoque – volontairement ou involontairement – l’incompréhension de l’idée de musique, là ça devient puissamment jouissif.
Les propositions sonores 2016 creusent le malentendu: entre ce qu’on imagine produire et ce qu’on imagine comprendre et percevoir, une dynamique hyper créative se fait entendre oú l’entourloupe et les bavures deviennent les instruments de musique. Hein?

Danny Plotnick, "I'm Not Fascinating"

Danny Plotnick, « I’m Not Fascinating »

Guitar Wolf

Guitar Wolf

Phurpa

Phurpa
Crédit: Brutal Assault

L’OFF

Havre de gratuité, performatif et accueillant, L’OFF étale à nouveau ses créations jusque dans les coins les plus reculés du festival, à coup de performances, expos et autres extravagances. En vedette cette année, une installation gloutonne et polymorphe, née de la collaboration entre les artistes Romain Berger et Anthony de Macedo triturera les souvenirs boiteux de 15 ans de festival, mêlant contenus filmiques, sonores ou visuels amassés par le LUFF lui-même, ou régurgités par ses spectateurs et spectatrices affamés.

Danny Plotnick, "Take Back Your Beaver"

Danny Plotnick, « Take Back Your Beaver »